De mauvais écrans peuvent encore aggraver les problèmes déjà posés par une mauvaise acuité visuelle. Aux troubles visuels viennent s'ajouter d'autres troubles tels que tension, fatigue, etc.
Les écrans plats TFT Triniton ou Black-Matrix correspondent aux derniers standards de la technologie. Malheureusement, les écrans plats ont encore un prix relativement élevé. Il existe des normes détaillées qui définissent les conditions de lisibilité de l'information affichée. Un bon écran doit avoir en Allemagne le label GS et répondre également à d'autres normes – qui ne sont pas explicitement prescrites – tels que, par exemple, TCO 99 (= basses radiations). C'est surtout lors de l'achat d'un écran qu'il est recommandé de s'informer sur les différentes normes. Ici aussi, une chose est certaine : un bon écran est généralement assez cher. Et les écrans à tubes cathodiques courants ne durent pas éternellement, ils ne conservent leur netteté et leur contraste que quelques années.
Tous les caractères représentés doivent être nets et clairement lisibles. Une représentation positive (= caractères sombres sur fond clair comme dans un livre) est recommandée.
Comme les caractères doivent avoir une taille suffisante, un moniteur de 17 pouces est recommandé pour les interfaces graphiques (telles que KDE, par exemple). Pour les travaux de conception et de dessin (CAO, DAO), il est conseillé d'utiliser un moniteur de 21 pouces.
Il est d'une importance cruciale que l'écran n'émette pas de scintillements. Cela signifie concrètement qu'un écran de 15 pouces doit avoir une fréquence minimale de 73 Hz. La valeur recommandée est cependant de 85 Hz et, pour des écrans plus grands, par exemple de 21 pouces, de 100 Hz.
La luminosité et le contraste doivent être réglables. La netteté des caractères doit rester la même quel que soit le réglage de la luminosité et du contraste.
Il est évident que l'image ne doit présenter ni distorsion ni altération de couleurs.
Un écran traité anti-reflet est recommandé afin d'éviter l'effet d'éblouissement causé par une surface réfléchissante.
L'écran doit être inclinable et orientable. Un écran également réglable en hauteur est recommandé.
Un affichage en couleurs permet de mieux assimiler les informations affichées mais peut aussi fatiguer les yeux du fait que les différentes couleurs sont perçues différemment par le cristallin. Le rouge stimule l'accommodation alors que le bleu l'inhibe. Les vieux écrans présentent souvent des défauts de convergence, les trois faisceaux du tube cathodique n'étant plus exactement ajustés. C'est ce qui produit, par exemple, les rebords de couleur autour des lettres.
Les radiations électromagnétiques émises par l'écran devraient être aussi basses que possible. Il est recommandé de respecter la norme suédoise MPR II. La norme TCO 99 est actuellement la plus stricte.
Les écrans les plus récents portent le label CE qui garantit leur conformité aux normes européennes et ils sont, en outre, dotés de fonctions d'économie d'énergie.
Nous revenons toujours au même problème : Un écran mal positionné impose une posture contractée qui, comme nous le savons déjà, peut provoquer des troubles de la santé. Une hauteur de table insuffisante empêche souvent de bien placer l'écran. La position naturelle de la tête et des bras est orientée vers le travail que nous avons devant nous dans le vrai sens du terme.
Les ergonomes ont élaboré des lignes directrices pour le champ de vision et de travail et préconisent d'éviter, par exemple, de placer l'écran sur le côté. Une exception peut être faite ici pour les écrans rarement utilisés. L'une des raisons pour ce positionnement de l'écran est que même la profondeur minimale de 80 cm pour la table n'est pas suffisante si l'on utilise un grand écran et si l'on a devant soi des documents de travail. L'écran est très souvent placé – ainsi qu'on le voit dans de nombreux manuels de PC – sur le boîtier de l'ordinateur. Ceci impose aussi une posture contractée. Observez bien la manière dont vous lisez. Préférez-vous regarder droit devant vous ou légèrement vers le bas ?
Le haut de l'écran doit être au niveau des yeux et le clavier au niveau des coudes. Le regard se porte donc directement sur l'écran. Cependant cette règle ne doit pas obligatoirement être toujours respecté.
Un poste de travail devrait être adapté individuellement en fonction de la personne et de la tâche. Flexibilité est ici le mot-clé. Un écran facile à déplacer, orientable et si possible réglable en hauteur serait donc idéal.
La distance visuelle jugée confortable varie d'un individu à l'autre. 50 cm sont généralement prescrits mais certains ont besoin d'une distance nettement plus grande.
Il est bon que l'utilisateur détourne de temps en temps son regard de l'écran afin que ses yeux puissent se reposer en s'accommodant à une autre distance.
Si l'on travaille avec un document sur papier, celui-ci devrait être à la même distance que l'écran. On limite ainsi les efforts d'accommodation visuelle.
Entre la zone de travail proprement dite, c'est-à-dire l'écran et les zones avoisinantes, par exemple le boîtier du moniteur, le contraste d'intensité lumineuse ne devrait pas dépasser 3:1. C'est pourquoi les boîtiers ne sont pas noir dans les bureaux. Le contraste d'intensité lumineuse entre la zone de travail et l'environnement ne devrait pas dépasser 10:1.
Les surfaces brillantes engendrent aussi de grandes différences de luminosité. C'est la raison pour laquelle les meubles de bureau ne sont pas disponibles en couleurs vives et sont dotés d'une surface mate.
Pour atténuer les éblouissements dûs aux réflexions, l'écran et le clavier devraient être disposés de telle manière que la ligne de vision soit parallèle à la fenêtre. Plus l'écran sera éloigné de la fenêtre, mieux ce sera.
L'écran ne devrait pas non plus être placé directement sous une source d'éclairage. La ligne de vision devrait être parallèle au tube d'éclairage.
Il est bien connu que le clavier dont les touches sont disposées de la même manière que celles d'une machine à écrire n'est pas forcément ergonomique. Le travail de frappe sollicite non seulement les doigts et les mains mais aussi les bras et les épaules, provoquant des contractions. Les contraintes causées par un mauvais clavier s'additionnent avec le temps et il est malheureusement très difficile de mesurer tous les micro-mouvements nécessaires au travail de frappe. Citons ici le syndrome RSI qui est l'un des risques les plus fréquents.
Le clavier est sans aucun doute le périphérique d'entrée le plus fréquemment utilisé pour le travail sur ordinateur. Il doit donc être bien construit. Les touches Shift et Enter sont jugées trop petites par les ergonomes. Un autre problème fondamental est constitué par le câble qui est souvent trop court et empêche de placer le clavier dans une position donnant plus de confort. On peut se demander pourquoi certaines personnes qui sont prêtes à dépenser 1 000 Euros pour un PC ne dépensent que 10 Euros pour le clavier. Il serait bon d'acheter aussi un câble d'extension en même temps que le clavier.
Le clavier devrait tout d'abord être séparé de l'écran. Il devrait en outre être inclinable et avoir une bonne stabilité (pieds caoutchoutés suffisamment larges).
La rangée de touches médiane ne devrait pas être à plus de 30 mm au-dessus de la surface du bureau.
L'espace devant le clavier doit être suffisant pour permettre d'appuyer les mains et les avant-bras. Il est recommandé d'utiliser un repose-poignets placé devant le clavier si celui-ci n'en a pas déjà un intégré.
La couleur des lettres devrait contraster nettement avec la couleur des touches. Le clavier ne doit pas non plus être de couleur vive et sa surface doit être mate.
Des lettres de couleur sombre sur fond clair sont recommandées. Les claviers de couleur noire ne sont pas ergonomiques.
La forme des touches devrait faciliter la frappe et la rendre plus précise. Les touches devraient s'enfoncer de 2 à 4 mm et la réponse doit se faire sentir. Une force de pression de 50 à 80 g est recommandée.
Ceux qui se servent beaucoup du clavier devrait veiller à faire régulièrement des pauses de détente.
Il n'est pas non plus inutile d'apprendre à taper avec 10 doigts car la charge est alors répartie sur tous les doigts.
Les claviers scindés requièrent un certaine habitude mais ils constituent une alternative qui vaut la peine d'être envisagée. Ils ont été construits selon les critères ergonomiques les plus récents et sont déjà recommandés dans plusieurs normes. Ces claviers évitent le mauvais positionnement du poignet.
Le clavier d'un portable ne correspond pas à la norme en raison du rapprochement des touches. Un portable ne peut donc pas être utilisé comme poste de travail, sauf en combinaison avec un clavier (et une souris) externes.
Les interfaces graphiques s'étant maintenant établies, on est aujourd'hui pratiquement obligé d'utiliser une souris. Cependant, l'utilisation intensive de la souris peut provoquer non seulement de la fatique mais aussi des dysfonctionnements au niveau de la main, du bras et des épaules. Citons encore ici (pour la dernière fois) le syndrome RSI. Ce risque est accru par l'utilisation d'une mauvaise souris. Il n'existe pas encore de normes qui définissent exactement une souris ergonomique. Les PC sont très souvent vendus avec une souris standard que l'on devrait examiner d'un œil critique. La souris est-elle vraiment adéquate ou vaut-il mieux la remplacer par une meilleure ? Faites-vous montrer plusieurs souris et essayez-les ! Comme pour le clavier, le câble est certainement trop court. Demandez un câble d'extension au vendeur. La question se pose maintenant de savoir dans quelle mesure vous devez modifier votre manière d'utiliser la souris. L'utilisation des racourcis clavier demande bien un certain apprentissage mais vous pouvez ensuite, dans certains cas, travailler jusqu'à quatre fois plus vite. Il est bien souvent recommandable d'utiliser la souris en combinaison avec le clavier.
La souris ergonomique tient bien dans votre main. Les boutons ne devraient être ni trop rapprochés ni trop petits. Il existe maintenant même des souris conçues spécialement pour les enfants.
Les doigts devraient pouvoir prendre une position détendue sur les boutons.
La souris devrait être placée à côté du clavier. Les gauchers ont ici un avantage car le côté droit du clavier étant prolongé par plusieurs touches de fonction et par le bloc numérique, la souris est moins éloignée lorsqu'elle est sur le côté gauche. Si vous êtes gaucher, achetez une souris pour gauchers. En utilisant les racourcis clavier, vous soulagerez tout le bras. En faisant régulièrement quelques exercices, vous pourrez fortifier la région du bras et de l'épaule et supporter plus facilement les contraintes de courte durée.
Le câble devrait être suffisamment long. Le cas échéant, achetez un câble de prolongation. Le grand luxe est évidemment une souris sans fil.
Votre souris a besoin d'une surface adéquate pour pouvoir bien fonctionner, offrez-lui un bon tapis.
Prêtez particulièrement attention au pilote pour la souris. Les bonnes souris ont un pilote qui possède une multitude de fonctions. Il est par exemple possible d'ajuster les mouvements du curseur exactement en fonction de vos besoins ou d'assigner des commandes spéciales à chacun des boutons de la souris. Le double-clic peut éventuellement être émulé par le bouton central.
En outre, n'oubliez pas de régler la fonction d'accélération et de double clic de la souris selon vos préférences. Certaines personnes travaillent avec la souris en se servant uniquement du poignet, d'autres préfèrent mouvoir tout le bras.
La boule roulante ou trackball est une alternative à la souris. Vous faites rouler une boule dans un boîtier immobile afin de piloter le curseur sur l'écran. Ce mode de travail demande moins de mouvements de la main et de l'avant-bras que l'utilisation de la souris.