Les sections suivantes dressent la liste des détails qui ont changé d'une version à l'autre. Cet aperçu montre si des configurations ont été modifiées, si des fichiers de configuration ont été déplacés ou encore, si des applications connues ont été modifiées de façon significatives. Il ne sera traité que des aspects qui affectent directement l'utilisateur ou l'administrateur dans leur travail quotidien.
Les problèmes et les particularités de chaque version sont mis en ligne dès qu'ils sont connus : voyez les liens ci-dessous. On peut accéder aux mises à jour importantes des différents paquetages à l'adresse http://www.novell.com/products/linuxprofessional/downloads/ en utilisant YaST Online Update (YOU)—see Section 2.2.3, « YaST OnlineUpdate, Mise à jour en ligne YaST ».
Problèmes et particularités : http://portal.suse.com/sdb/en/2003/04/bugs82.html (en anglais).
Prise en charge 3D des cartes graphiques de type nVidia
(modifications) : les paquetages
NVIDIA_GLX/NVIDIA_kernel
(y compris le script switch2nvidia_glx) ne sont plus
fournis. Téléchargez le programme d'installation nVidia pour
Linux IA32 sur la page web de
nVidia (http://www.nvidia.com),
utilisez-le pour
installer le pilote, puis faites appel à SaX2
ou à YaST pour activer la prise en charge 3D.
Lors d'une nouvelle installation, le démon
xinetd est installé à la place du démon
inetd et configuré avec des valeurs
sûres. Voyez le répertoire
/etc/xinetd.d. Néanmoins,
le démon inetd reste tout de même en place lors d'une mise
à jour du système.
PostgreSQL est disponible dans sa version 7.3. Un dump/restore (export/import des données) est effectué avec pg_dump pour une mise à jour depuis une version 7.2.x. Lorsque votre application interroge les catalogues système, d'autres adaptations sont alors nécessaires, puisque la version 7.3 a introduit des schémas. Vous trouverez des informations complémentaires à l'adresse : http://www.ca.postgresql.org/docs/momjian/upgrade_tips_7.3.
La version 4 de stunnel ne gère plus
aucune option en ligne de commande. Le script
/usr/sbin/stunnel3_wrapper qui est en mesure de
convertir les options de ligne de commande dans un fichier de
configuration approprié pour stunnel est
néanmoins fourni et doit être utilisé à la demande (à la place
d'OPTIONS, utilisez les vôtres) :
/usr/sbin/stunnel3_wrapper stunnel OPTIONS
Le fichier de configuration produit est aussi affiché sur la sortie par défaut, de sorte que vous pouvez utiliser aisément ces indications pour générer un fichier de configuration permanent pour l'avenir.
openjade (openjade)
est maintenant l'engin DSSSL qui remplace
jade (jade_dsl)
lorsqu'on appelle db2x.sh
(docbook-toys). Pour des raisons de
compatibilité, les divers programmes sont également mis à disposition
sans le préfixe o.
Si des applications particulières dépendent du répertoire
jade_dsl et des fichiers qui y sont actuellement
installés, il faut soit reconfigurer les applications en question pour
prendre en compte le nouveau répertoire
/usr/share/sgml/openjade, soit créer un lien en tant
que root avec :
cd /usr/share/sgml rm jade_dsl ln -s openjade jade_dsl
Pour éviter un conflit avec le rzsz, l'outil en
ligne de commande sx continue à être appellé
s2x, sgml2xml ou
osx.
Problèmes et particularités : http://sdb.suse.com/sdb/en/2003/07/bugs90.html.
Le gestionnaire de paquetages RPM est actuellement disponible en version 4. La fonctionnalité prévue pour la compilation des paquetages est désormais transférée dans le programme autonome rpmbuild. rpm doit toujours être utilisé pour installer, mettre à jour et interroger la base de données. Voyez Section 4.3, « RPM – Le gestionnaire de paquetages ».
Le paquetage footmatic-filters est maintenant disponible pour
l'impression. Son contenu a été séparé du paquetage cups-drivers car il est apparu qu'on
peut imprimer avec, même si CUPS n'est pas installé. On peut donc ainsi
prendre en charge avec YaST des configurations qui sont indépendantes du
système d'impression (CUPS, LPRng).
Le fichier de configuration pour ce paquetage est
/etc/foomatic/filter.conf.
Désormais, les paquetages footmatic-filters et
cups-drivers sont également requis pour la mise
en œuvre des programmes LPRng et lpdfilter.
Les ressources XML des paquetages logiciels fournis sont rendus
accessibles grâce à des déclarations contenues dans
/etc/xml/suse-catalog.xml. Ce fichier ne doit pas
être traité avec xmlcatalog car sinon, des
commentaires d'organisation nécessaires pour garantir une mise à jour en
bonne et due forme disparaissent.
/etc/xml/suse-catalog.xml est rendu accessible au
moyen d'une instruction nextCatalog, de sorte que
des outils XML comme xmllint ou
xsltproc peuvent trouver automatiquement les ressources
locales.
Consultez l'article « Problèmes et particularités de SUSE LINUX 9.1 » dans la base de données support de SUSE sous http://portal.suse.com en le recherchant avec le mot-clé particularités ou special features. Ces articles sont publiés pour chaque version de SUSE LINUX.
SUSE LINUX a été complètement migrée vers le noyau version 2.6 ; vous ne devriez plus utiliser la version précédente 2.4, car les programmes ne fonctionneront pas. Vous trouverez ci-dessous quelques détails à prendre en compte :
Le chargement des modules est configuré à partir du fichier
/etc/modprobe.conf ; le fichier
/etc/modules.conf est obsolète. YaST essaie de
convertir le fichier (voir aussi le script
/sbin/generate-modprobe.conf).
Les modules ont désormais le suffixe .ko.
Le module ide-scsi n'est plus nécessaire à la
gravure des CD.
Dans les options du module son ALSA, le préfixe
snd_ a été supprimé.
sysfs complète désormais le système de fichiers
/proc.
La gestion de l'énergie (en particulier l'ACPI) a été améliorée et peut désormais être configurée avec un module de YaST.
Lors du montage de partitions VFAT, le paramètre code=
doit être modifié en codepage. Si le montage d'une
partition VFAT pose problème, vérifiez si le fichier
/etc/fstab contient les anciens noms de paramètres.
Avec le nouveau noyau 2.6 les modes veille et attente de ACPI sont supportés.
Veuillez noter que ces fonctions en sont encore au stade expérimental et
ne sont pas encore supportés par tous les matériels. Pour bénéficier de
cette fonctionnalité, vous nécessitez le paquetage
powersave. Vous trouverez plus d'informations
relatives à ce paquetage sous
/usr/share/doc/packages/powersave. Vous trouverez un
frontal graphique dans le paquetage kpowersave.
Concernant les changements relatifs aux périphériques d'entrée (input devices), reportez-vous à l'article susnommé du portail « Problèmes et particularités de SUSE LINUX 9.1 » dans la base de données support de SUSE sous http://portal.suse.com en le recherchant avec le mot-clé particularités ou special features.
Les programmes liés à NGPT (Next Generation POSIX Threading) ne fonctionnent pas avec glibc 2.3.x. Tous les programmes de ce type qui ne font pas partie de la sélection d'applications accompagnant SUSE LINUX doivent être recompilés avec linuxthreads ou avec NPTL (Native POSIX Thread Library). Il est préférable d'utiliser NPTL pour le portage pour plus de pérennité vis-à-vis des standards futurs.
En cas de difficulté avec NPTL, il est possible d'utiliser linuxthreads,
plus ancien, si la variable suivante est définie (dans laquelle
version-noyau doit être remplacée par le
numéro de version du noyau correspondant) :
LD_ASSUME_KERNEL=version-noyau
Les numéros de version suivants sont possibles :
linuxthreads sans piles flottantes (floating stacks)
linuxthread avec piles flottantes
Remarque à propos du noyau et de linuxthreads
avec piles flottantes :
Les programmes qui utilisent errno,
h_errno et _res doivent inclure les
fichiers d'en-têtes correspondants (errno.h,
netdb.h et resolv.h) avec
#include. Les programmes C++ qui mettent en œuvre
plusieurs fils d'exécution (multithread) et
qui utilisent l'annulation de fil d'exécution
(thread cancellation) doivent accéder à la
variable d'environnement LD_ASSUME_KERNEL=2.4.1 pour
utiliser la bibliothèque linuxthreads.
NPTL (Native POSIX Thread
Library) est disponible dans
SUSE LINUX 9.1 en tant que paquetage de gestion de fils de
d'exécution. NPTL a été développé de
manière à conserver une compatibilité binaire avec l'ancienne
bibliothèque linuxthreads. Cependant, aux
endroits auxquels linuxthreads enfreint la norme
POSIX, NPTL a nécessité des adaptations. Il faut en particulier
nommer : la gestion des signaux, getpid
qui renvoie pour tous les fils d'exécution la même valeur, les
gestionnaires de fils d'exécutions enregistrés avec pthread_atfork qui ne
fonctionnent pas lorsque vfork est utilisé.
La configuration des interfaces réseau a changé. Jusqu'à présent, l'initialisation du matériel était démarrée après la configuration d'une interface encore inexistante. Maintenant, le nouveau matériel sera tout d'abord recherché et initialisé à la suite de quoi l'interface réseau sera configurée.
De plus, de nouveaux noms ont été introduits pour les fichiers de
configuration. Étant donné que le nom d'une interface réseau est
générée dynamiquement et que le nombre de périphériques hotplug
augmente sans arrêt, un nom tel que eth0,
eth1, etc. n'est plus
adapté à la configuration. Pour cette raison, nous n'utilisons que des
descriptions sans équivoque telles que l'adresse MAC ou le port PCI pour
nommer les configurations des interfaces.
Vous pouvez, bien entendu, utiliser les noms des interfaces
dès qu'ils apparaissent. Des commandes telles que ifup
eth0 ou ifdown eth0 sont
toujours possibles.
Les configurations de périphériques se trouvent dans
/etc/sysconfig/hardware. Les interfaces mises à
disposition par ces périphériques se trouvent comme à l'habitude
(avec des noms différents) dans
/etc/sysconfig/network.
Vous trouverez une description détaillée sous
/usr/share/doc/packages/sysconfig/README.
Après une mise à jour, les cartes son doivent être reconfigurées. Cela
peut se faire à l'aide du module son de YaST. À cette fin,
exécutez, en tant que root, la commande
yast2 sound.
La bibliothèque resolver traite le domaine de premier niveau
.local en tant que domaine
« link-local » et envoie des requêtes DNS multidiffusion à
l'adresse de multidiffusion 224.0.0.251, port
5353 au lieu de requêtes DNS normales. Ceci
est une modification incompatible. Si le domaine
.local est déjà utilisé dans la configuration
du serveur de noms, il faut utiliser un autre nom de domaine. Vous
trouverez plus d'informations au sujet de DNS multidiffusion sous
http://www.multicastdns.org.
UTF-8 est désormais l'encodage par défaut du système.
Lors d'une installation standard, une localisation avec l'indication
d'encodage (encoding) .UTF-8 est définie, comme par exemple,
fr_FR.UTF-8. Vous trouverez plus d'informations sous
http://www.suse.de/~mfabian/suse-cjk/locales.html.
Les fichiers dans les systèmes de fichiers qui ont été créés auparavant n'utilisent pas d'encodage UTF-8 (tant que rien d'autre n'est précisé) pour les noms de fichiers. Si ces fichiers contiennent d'autres caractères que les caractères ASCII, ils apparaîtront « bizarrement ». Pour éviter cela, le script convmv peut être utilisé ; il convertit l'encodage des noms de fichiers en UTF-8.
Les outils en mode interpréteur de commande (outils shell) provenant du paquetage
coreutils (tail,
chown, head,
sort, etc.) ne suivent plus la norme POSIX de 1992
mais suivent dorénavant le réglage par défaut de la norme POSIX de 2001
(Single UNIX Specification, version 3 == IEEE Std 1003.1-2001 ==
ISO/IEC 9945:2002). Toutefois, l'ancien comportement peut être
imposé à l'aide d'une variable d'environnement :
_POSIX2_VERSION=199209
La nouvelle valeur est 200112 et est acceptée comme norme pour
_POSIX2_VERSION. Vous pouvez lire le standard SUS
à l'adresse http://www.unix.org
(gratuit, mais une inscription est nécessaire).
Tableau 4.1. Comparatif POSIX 1992/POSIX 2001
POSIX 1992 | POSIX 2001 |
|---|---|
chown tux.users | chown tux:users |
tail +3 | tail -n 3 |
head -1 | head -n 1 |
sort +3 | sort -k 4 |
nice -10 | nice -n 10 |
split -10 | split -l 10 |
![]() | Astuce |
|---|---|
Les logiciels provenant d'une tierce partie ne suivent probablement pas encore le nouveau standard ; dans ce cas il est conseillé de mettre la variable d'environnement comme décrit ci-dessus. | |
/etc/gshadow a été abandonné et supprimé car ses
données sont superflues pour les raisons suivantes :
glibc ne le prend pas en charge.
Il n'existe pas d'interface officielle pour ce fichier, et il n'existe pas non plus d'interface dans la suite shadow.
La plupart des outils qui vérifient les mots de passe de groupe ne s'appuient pas sur ce fichier et l'ignorent à cause des deux raisons précédemment énoncées.
Étant donné que le format des bases a changé, les bases de données doivent être générées à nouveau. Lors de la mise à jour, cette conversion est effectuée automatiquement. Cependant, dans certains cas particuliers, la conversion échouera.
La vérification de schéma a été considérablement améliorée. Ainsi, certaines opérations non conformes au standard mais possibles avec la version précédente du serveur LDAP ne sont maintenant plus possibles.
La syntaxe des fichiers de configuration a été partiellement modifiée par rapport aux ACL (listes de contrôle d'accès).
Après l'installation, vous trouverez plus d'informations relatives à la mise à jour dans le
fichier
/usr/share/doc/packages/openldap2/README.update
Le serveur web Apache (version 1.3) a été remplacé par Apache 2.
Une documentation détaillée pour la version 2.0 est disponible sur la page
web http://httpd.apache.org/docs-2.0/en/.Une mise à jour
d'un système avec installation d'un serveur HTTP effacera
le paquetage Apache et installera Apache 2. Le système doit alors
être adapté manuellement ou à l'aide de YaST. Les fichiers de
configuration ne se trouvent plus maintenant sous
/etc/httpd mais sous
/etc/apache2.
Pour la façon de gérer simultanément plusieurs requêtes, on a le choix
entre les fils d'exécution et les processus. Les processus sont gérés
par un seul module appelé module de multi-traitement
(multiprocessing module, MPM).
Apache 2 utilise aussi un paquetage
apache2-prefork (préféré pour la stabilité) ou
apache2-worker. La réaction d'Apache 2 à
ces requêtes est différente selon le MPM utilisé. Cela a principalement
des conséquences sur les performances et sur l'utilisation des modules.
Ces points seront discutés plus en détails dans Section 30.4, « Les fils d'exécution (threads) ».
Apache 2 reconnaît maintenant le protocole Internet de l'avenir IPv6.
Il existe désormais un mécanisme grâce auquel les développeurs de module peuvent donner des indications sur l'ordre désiré de chargement des modules pour que l'utilisateur n'ait plus à s'en préoccuper. L'ordre dans lequel les modules sont démarrés est souvent important et était auparavant déterminé par l'ordre de chargement. Un module qui n'autorise l'accès qu'aux utilisateurs identifiés pour certaines ressources doit ainsi être appelé en premier afin que l'utilisateur qui n'a pas de droit d'accès ne puisse en aucun cas être amené à voir la page.
Les requêtes et réponses d'Apache peuvent passer à travers un filtre.
Avec la mise à jour de samba~2.x par samba~3.x, l'authentification
winbind n'est plus disponible. Les autres
méthodes sont toujours possibles. Pour cette raison, les programmes
suivants ont été supprimés :
/usr/sbin/wb_auth /usr/sbin/wb_ntlmauth /usr/sbin/wb_info_group.pl
Voir aussi : http://www.squid-cache.org/Doc/FAQ/FAQ-23.html#ss23.5.
Le support gssapi a été remplacé par
gssapi-with-mic afin d'éviter de possibles attaques MITM.
Ces deux versions ne sont pas compatibles. Ceci signifie que vous ne
pourrez pas vous authentifier avec des tiquets Kerberos depuis des
distributions plus anciennes car d'autres méthodes d'authentification sont
maintenant utilisées.
Lors de l'accès depuis un ordinateur distant (surtout via SSH, telnet et RSH) entre une version 9 (dans la configuration par défaut, avec UTF-8 activé) et un système plus ancien (SUSE LINUX 9.0 et versions précédentes, produits pour lesquels UTF-8 n'étaient pas supportés ou activés par défaut), les applications de terminal peuvent afficher des caractères erronés.
Cela vient du fait que OpenSSH ne transmet pas de paramètres locaux et les
paramètres par défaut des systèmes sont donc utilisés alors qu'ils ne
correspondent peut-être pas avec les paramètres du terminal distant. Ceci
concerne YaST en mode textuel ainsi que des applications qui sont
exécutées depuis un ordinateur distant en tant qu'utilisateur normal (pas
root). Les applications
exécutées par root ne sont
concernées que lorsque l'utilisateur a modifié les paramètres locaux
pour root (uniquement
LC_CTYPE est défini par défaut).
Les utilisateurs de FreeRADIUS doivent maintenant utiliser unixODBC car libiodbc a été rejeté.
FHS (voir Section A.4, « Standards et spécifications »)
prévoit que les ressources XML (DTDs, feuilles de style, etc) soient
installées dans /usr/share/xml. Pour cette raison,
quelques répertoires ne se situent plus dans
/usr/share/sgml. En cas de problème, vous devrez
modifier les scripts ou makefiles qui y font référence ou utiliser les
catalogues officiels (en particulier /etc/xml/catalog
ou /etc/sgml/ catalog).
Les supports de données sont maintenant intégrés à l'aide de
subfs. Maintenant, les supports de données
amovibles ne doivent plus être montés manuellement à l'aide de
mount. Il suffit de passer dans le répertoire
de périphérique correspondant sous
/media pour monter le dispositif.
Les supports de données ne peuvent pas être démontés tant qu'un
programme y accède.
Reportez vous à l'article « Known Problems and Special Features in SUSE LINUX 9.2 » (en anglais) dans la base de données support à l'adresse http://portal.suse.com, en recherchant le mot clé special features.
SuSEFirewall2, la solution pare-feu fournie, est activée depuis la boîte de dialogue de suggestions vers la fin de l'installation pour accroître la sécurité. Cela veut dire que tous les ports sont initialement fermés et qu'ils peuvent être ouverts, si nécessaire, dans la boîte de dialogue de suggestions Par défaut, vous ne pouvez pas vous connecter depuis des systèmes distants. Cela s'oppose à la navigation réseau ou aux applications multidiffusion telles que SLP, Samba ("voisinage réseau") et certains jeux. Vous pouvez ajuster les réglages du pare-feu à l'aide de YaST.
Si lors de l'installation ou la configuration d'un service, un accès au réseau est nécessaire, le module YaST correspondant ouvre les ports TCP et UDP utilisés sur toutes les interfaces internes et externes. Si cela n'est pas désiré, l'utilisateur peut fermer les ports dans le module YaST ou entreprendre une configuration détaillée du pare-feu.
Tableau 4.2. Ports utilisés par des services importants
Service | Ports |
|---|---|
Serveur HTTP | Le pare-feu sera adapté grâce aux instructions « Listen » (uniquement pour TCP). |
Courrier électronique (postfix) | smtp 25/TCP |
Serveur Samba | netbios-ns 137/TCP; netbios-dgm 138/TCP; netbios-ssn 139/TCP; microsoft-ds 445/TCP |
Serveur DHCP | bootpc 68/TCP |
Serveur DNS | domain 53/TCP; domain 53/UDP |
Serveur DNS | et prise en charge particulière du portmapper dans SuSEFirewall2 |
port mapper | sunrpc 111/TCP; sunrpc 111/UDP |
Serveur NFS | nfs 2049/TCP |
Serveur NFS | plus port mapper |
Serveur NIS | active portmap |
TFTP | tftp 69/TCP |
CUPS (IPP) | ipp 631/TCP; ipp 631/UDP |
Par défaut, la prise en charge IPv6 n'est pas activée pour KDE.
Vous pouvez l'activer en utilisant l'éditeur /etc/sysconfig
de YaST. La raison pour laquelle cette prise en charge n'est pas activée est
que les adresses IPv6 ne sont pas supportées correctement par tous les
fournisseurs d'accès Internet et que cela aboutirait donc à des messages
d'erreur lors de la navigation sur le web et des délais dans l'affichage des pages web.
YOU, le service de mise à jour en ligne de YaST supporte maintenant
un type spécial de paquetage RPM qui ne contient que la différence binaire avec
un paquetage donné. Cette technique réduit considérablement la taille des
paquetages et la durée du téléchargement au dépend de la charge du processeur
qui augmente pour assembler le paquetage final. Dans
/etc/sysconfig/onlineupdate, spécifiez si YOU doit utiliser
ces "paquetages delta". Consultez file:///usr/share/doc/packages/deltarpm/README pour les détails techniques.
À la fin de l'installation (boîte de dialogue de suggestions), il faut veiller à ce que les ports utiles au système d'impression soient ouverts dans la configuration du pare-feu. Les ports 631/TCP et 631/UDP sont nécessaires à CUPS et ne devraient pas être bloqués pour un fonctionnement normal. Si on veut imprimer via LPD ou via SMB, le port 515/TCP (pour l'ancien protocole LPD) ou les ports utilisés par Samba doivent être accessibles.
Le passage de XFree86 à X.Org est facilité par des liens de compatibilité pour que les fichiers et commandes importants puissent rester accessibles avec leurs anciens noms.
Tableau 4.4. Fichiers journaux dans /var/log
XFree86 | X.Org |
|---|---|
|
|
|
|
De plus, en raison du passage à X.org, le nom des paquetages est passé de
XFree86* à xorg-x11*.
Plusieurs émulateurs de terminal ont été supprimés car ils ne sont plus maintenus ou parce qu'ils ne fonctionnent pas dans l'environnement par défaut, en raison, spécialement, de leur absence de prise en charge de UTF-8. SUSE LINUX contient des terminaux tels que xterm, les terminaux KDE et GNOME et mlterm (Multilingual Terminal Emulator for X) qui peuvent remplacer aterm et eterm.
Les fichiers de configuration
/etc/sysconfig/powersave ont été
modifiés :
Tableau 4.5. Division des fichiers de configuration dans /etc/sysconfig/powersave
Ancien | maintenant divisé en |
|---|---|
|
|
| |
| |
| |
| |
|
/etc/powersave.conf n'existe plus et les variables
existantes sont reprises dans les fichiers comme décrit dans Tableau 4.5, « Division des fichiers de configuration dans /etc/sysconfig/powersave ». Si vous aviez procédé à des
modifications des variables « event » de
/etc/powersave.conf, celles-ci
doivent être adaptées en conséquence dans
/etc/sysconfig/powersave/events
Les dénominations des modes de veille (en anglais sleep states) ont été modifiées :
suspend (ACPI S4, APM suspend)
standby (ACPI S3, APM standby)
sont devenues :
suspend to disk (ACPI S4, APM suspend)
suspend to ram (ACPI S3, APM suspend)
standby (ACPI S1, APM standby)
OOo est maintenant installé dans
/usr/lib/ooo-1.1 au lieu de
/opt/OpenOffice.org. Le
répertoire par défaut pour les paramètres des utilisateurs est
maintenant ~/.ooo-1.1 au lieu de
~/OpenOffice.org1.1.
Il existe de nouveaux raccourcis pour le démarrage des composants d'OOo. Les correspondances sont décrites dans Tableau 4.6, « Raccourcis ».
Tableau 4.6. Raccourcis
Ancien | Nouveau |
|---|---|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
| – |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Les raccourcis prennent maintenant en charge l'option
--icons-set pour basculer entre les jeux d'icônes KDE et
GNOME. Les options suivantes ne sont plus prises en
charge :
--default-configuration,
--gui,
--java-path,
--skip-check,
--lang (les paramètres de langue (en anglais locales) déterminent
maintenant la langue),
--messages-in-window et
--quiet.
Les extensions KDE et GNOME sont fournies séparément dans les
paquetages OpenOffice_org-kde et
OpenOffice_org-gnome.
La table de mixage kmix est installée par défaut. Pour le matériel haut de gamme, il existe des alternatives telles que les tables de mixages comme QAMix/KAMix, envy24control (uniquement ICE1712) ou hdspmixer (uniquement RME Hammerfall).
Par le passé, un patch appliqué au paquetage binaire de cdrecord permettait d'adapter le paquetage
cdrecord afin de pouvoir graver des
DVD. Maintenant, un nouveau paquetage binaire cdrecord-dvd
contenant ce patch est installé.
Le programme growisofs du paquetage
dvd+rw-tools peut maintenant graver tous
les supports DVD (DVD+R, DVD-R, DVD+RW, DVD-RW, DVD+RL). Nous vous conseillons
d'utiliser ce programme plutôt que le patch cdrecord-dvd.
Il est possible d'installer des noyaux multiples en parallèle. Cette
caractéristique permet aux administrateurs de mettre le noyau à niveau en
installant un nouveau noyau, vérifiant que ce nouveau noyau fonctionne
comme prévu puis en désinstallant l'ancien noyau. Bien que YaST ne prenne
pas encore en charge cette caractéristique, il est facile d'installer et de
désinstaller des noyaux depuis l'interpréteur de commandes en utilisant
rpm -i paquetage.rpm.
Vous trouverez plus d'informations quant à la gestion des paquetages depuis
la ligne de commande dans Section 4.3, « RPM – Le gestionnaire de paquetages ».
Le menu du chargeur d'amorçage par défaut contient une entrée noyau.
Avant d'installer des noyaux multiple, il est utile d'ajouter une entrée pour les noyaux
supplémentaires afin qu'ils puissent être facilement sélectionnés. Le noyau qui était
actif avant l'installation d'un nouveau noyau peut être accédé en tant que
vmlinuz.previous et initrd.previous.
En créant, dans le chargeur d'amorçage, une entrée similaire à l'entrée par défaut, et
en la faisant correspondre à vmlinuz.previous et
initrd.previous au lieu de vmlinuz
et initrd, on peut accéder au noyau précédemment actif.
De la même façon, GRUB et LILO prennent en charge les entrées joker. Consultez
les pages d'info de GRUB (info grub) et les pages
de manuel de lilo.conf (5) pour plus de détails.
Reportez vous à l'article « Known Problems and Special Features in SUSE LINUX 9.3 » (en anglais) dans la base de données support de SUSE à l'adresse http://portal.suse.com, en recherchant le mot clé special features.
Le mode d' n'apparaît plus
sur l'écran du chargeur d'amorçage. Vous pouvez toujours avoir linuxrc en mode
manuel en utilisant manual=1 à l'invite d'amorçage. Normalement,
cela n'est pas nécessaire car vous pouvez définir les options d'installation directement
à l'invite du noyau comme textmode=1 ou un URL comme source
d'installation.
Kerberos est le système d'authentification réseau par
défaut au lieu de heimdal. Il n'est pas possible de
procéder à la conversion d'une configuration heimdal existante automatiquement. Lors
d'une mise à jour du système, des copies de sauvegarde des fichiers de configuration
seront créées comme décrit dans Tableau 4.7, « Fichiers de sauvegarde ».
Tableau 4.7. Fichiers de sauvegarde
Ancien fichier | Fichier de sauvegarde |
|---|---|
|
|
|
|
La configuration du client (/etc/krb5.conf) est
très semblable à celle de heimdal. Si rien de spécial n'a été configuré, il suffit de
remplacer le paramètre kpasswd_server par
admin_server
Il n'est pas possible de reprendre les données liées au serveur (kdc/kadmind).
Après la mise à jour du système, l'ancienne base de données heimdal est toujours
disponible sous /var/heimdal ; MIT kerberos maintient
la base de donnée sous /var/lib/kerberos/krb5kdc.
L'outil de configuration SaX2 écrit les paramètres de configuration de X.Org dans
/etc/X11/xorg.conf. Lors d'une nouvelle installation, aucun
lien de compatibilité de XF86Config vers
xorg.conf n'est créé.
Nouveaux fichiers de configuration (contenant des commentaires pour plus d'informations :
common-authconfiguration PAM par défaut pour la section auth
common-accountconfiguration PAM par défaut pour la section account
common-passwordconfiguration PAM par défaut pour la section password
common-sessionconfiguration PAM par défaut pour la gestion des sessions
Vous devriez inclure ces fichiers de configuration par défaut dans le fichier de configuration spécifique à votre application car il est plus facile de modifier et de maintenir un fichier de configuration plutôt qu'une quarantaine de fichiers qui existaient sur le système. Si vous installez une application plus tard, elle héritera des changements déjà appliqués et l'administrateur n'aura pas à penser à ajuster la configuration.
Les changements sont simples : si vous avez le fichier de configuration suivant (ce qui doit être le cas par défaut pour la plupart des applications) :
#%PAM-1.0 auth required pam_unix2.so account required pam_unix2.so password required pam_pwcheck.so password required pam_unix2.so use_first_pass use_authtok #password required pam_make.so /var/yp session required pam_unix2.so
vous pouvez le changer en :
#%PAM-1.0 auth include common-auth account include common-account password include common-password session include common-session