33.3. Configuration requise

Vous devez tout d'abord déterminer la charge maximale du système. Ainsi, il est capital d'accorder une attention particulière aux pointes de charge du système, dans la mesure où celles-ci peuvent être plus de quatre fois plus élevées que la moyenne quotidienne. En cas de doute, il est préférable de surévaluer la configuration matérielle requise car un Squid qui fonctionne à sa limite peut entraîner une perte de qualité de service considérable. Vous allez découvrir dans les sections suivantes les différents facteurs liés au système, classés en fonction de leur importance.

33.3.1. Disques durs

La vitesse joue un rôle déterminant dans le processus de mise en cache. Il convient donc d'accorder une attention toute particulière à ce facteur. Pour les disques durs, ce paramètre est désigné par le temps d'accès direct, exprimé en millisecondes. Comme, la plupart du temps, Squid lit ou écrit des blocs de données de petite taille sur le disque dur, le temps d'accès d'un disque dur est plus déterminant que son débit. De ce point de vue, il est particulièrement intéressant de choisir des disques durs ayant une vitesse de rotation élevée, qui permet un positionnement plus rapide de la tête de lecture/écriture à l'endroit voulu. Pour augmenter la vitesse du système, une solution consiste à utiliser simultanément plusieurs disques durs ou à utiliser des matrices de disques entrelacés RAID (Striping Raid Arrays).

33.3.2. Taille du cache du disque dur

Dans un petit cache, la probabilité d'obtenir un HIT (l'objet souhaité est déjà présent) est faible, car le cache peut vite être rempli. Dans ce cas, les objets les moins fréquemment demandés sont remplacés par des nouveaux. Si par exemple le cache dispose d'1 Go et que l'utilisateur n'a besoin que de 10 Mo par jour pour naviguer, il faut donc plus de cent jours pour remplir le cache.

Le plus simple consiste à déterminer la taille du cache en fonction du débit maximal de la connexion. Pour une connexion à 1 Mbit/s, le débit maximal est égal à 125 Ko/s. Si la totalité des données du trafic arrive dans le cache, ceci représente au bout d'une heure un volume de 450 Mo. Si l'on suppose ensuite que le trafic total de données n'est généré que pendant huit heures de travail, on obtient pour une journée 3,6 Go. Comme la connexion n'est généralement pas exploitée jusqu'à sa capacité maximale, on peut en déduire que le volume total de données traitées par le cache s'élève environ à 2 Go. Dans cet exemple, 2 Go d'espace disque sont donc nécessaires à Squid pour conserver en cache toutes les données de toutes les pages consultées en une journée.

33.3.3. Mémoire vive

La quantité de mémoire centrale (RAM) utilisée par Squid dépend directement du nombre d'objets placés en cache. Squid stocke aussi, dans la mémoire centrale, des renvois vers les objets en cache ainsi que les objets fréquemment demandés afin de pouvoir extraire ces données plus rapidement. La mémoire centrale est beaucoup plus rapide qu'un disque dur.

Squid doit conserver également d'autres données en mémoire, par exemple une table de toutes les adresses IP attribuées, un cache de noms de domaines précis, les objets les plus fréquemment demandés, des listes de contrôle d'accès, des tampons, etc.

Il est très important que le processus Squid dispose de suffisamment de mémoire. S'il devait avoir recours à la partition d'échange, les performances du système s'en verraient considérablement réduites. Vous pouvez utiliser l'outil cachemgr.cgi pour gérer la mémoire du cache. Vous en trouverez une présentation dans la Section 33.7, « cachemgr.cgi ».

33.3.4. Processeur

Squid n'a pas besoin d'un processeur très puissant. Ce n'est que lorsque le contenu du cache est chargé ou vérifié que la charge du processeur augmente. L'utilisation d'ordinateurs multiprocesseurs n'augmente pas les performances du système. Pour augmenter l'efficacité, il est plutôt recommandé d'utiliser des disques durs plus rapides ou d'ajouter de la mémoire centrale.


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