Sous SUSE LINUX, Squid est déjà préconfiguré de telle sorte que vous
pouvez le démarrer dès que l'installation est terminée. L'une des conditions
préalables à un démarrage en douceur est que le réseau soit configuré de
manière à pouvoir accéder à au moins un serveur de noms et à l'Internet. On
peut rencontrer des problèmes lors de l'utilisation d'une connexion distante
avec une configuration DNS dynamique. Dans ce cas, au moins le serveur de
noms doit être indiqué de manière fixe, car Squid ne démarre pas s'il ne
trouve pas de serveur de noms dans /etc/resolv.conf.
Pour démarrer Squid, saisissez sur la ligne de commande, en tant
que root, la commande
rcsquid start. La première fois,
le script de démarrage /etc/init.d/squid crée
automatiquement la structure de répertoires dans
/var/squid/cache, ce qui peut durer de quelques
secondes à quelques minutes. Si done apparaît à droite
en vert, Squid est correctement démarré. Vous pouvez tester le
fonctionnement de Squid en déclarant dans le navigateur un serveur
proxy à l'adresse localhost et sur le port
3128.
Pour permettre à tous les utilisateurs d'accéder à Squid et, grâce
à lui, à l'Internet, vous devez changer dans le fichier de configuration
/etc/squid/squid.conf la ligne http_access
deny all en http_access allow all. Il ne faut
cependant pas oublier qu'en procédant de la sorte vous ouvrez complètement
Squid à tout le monde. Partant de ce constat, vous devez définir des ACL
(listes de contrôle d'accès) qui réglementent l'accès au serveur
proxy. Pour plus d'informations à ce sujet, se reporter à la Section 33.5.2, « Options liées au contrôle d'accès ».
Si vous avez modifié le fichier de configuration
/etc/squid/squid.conf, Squid doit le lire à nouveau.
Faites-le avec la commande
rcsquid reload. Vous pouvez aussi
redémarrer Squid complètement avec la commande
rcsquid restart.
La commande rcsquid status
vous permet de déterminer si le serveur proxy fonctionne. On arrête
Squid avec la commande
rcsquid stop. L'arrêt peut prendre
un certain temps, car Squid attend jusqu'à trente secondes (option
shutdown_lifetime dans
/etc/squid/squid.conf) avant d'interrompre les
connexions avec les clients et d'écrire ses données sur le disque.
![]() | Arrêter Squid |
|---|---|
Si vous arrêtez Squid avec kill ou killall, vous pouvez endommager le cache que vous devrez alors vider pour pouvoir redémarrer Squid. | |
Si Squid s'arrête peu de temps après avoir démarré correctement,
cela peut être dû à un enregistrement de serveur de noms erroné ou à un
fichier /etc/resolv.conf absent. Squid enregistre la
raison de l'échec du démarrage dans le fichier
/var/squid/logs/cache.log. Si Squid doit être démarré
automatiquement lors de l'amorçage, il doit être activé pour les niveaux
d'exécution correspondants dans l'éditeur de niveaux d'exécution de YaST.
Voir la Section 2.7.7, « Éditeur de niveaux d'exécution ».
Lors d'une désinstallation de Squid, ni la hiérarchie de caches, ni
les fichiers journaux ne sont supprimés. Vous devez supprimer manuellement
le répertoire /var/cache/squid pour les effacer.
Il est cohérent d'utiliser un serveur de noms local même s'il n'a pas à gérer son propre domaine. Il fonctionne alors seulement en tant que serveur de noms cache (caching-only name server) et peut, sans configuration particulière, résoudre les requêtes DNS grâce aux serveurs de noms racine (voir la Section 24.2, « Démarrer le serveur de noms BIND »). La façon de faire dépend de si vous avez choisi ou non le DNS dynamique lors de la configuration de la connexion internet.
Normalement, avec DNS dynamique, le serveur DNS est défini par le fournisseur
lors de l'établissement de la connexion internet et le fichier local
/etc/resolv.conf est ajusté automatiquement.
Ce comportement est obtenu à l'aide de la variable sysconfig MODIFY_RESOLV_CONF_DYNAMICALLY à
laquelle est attribuée la valeur YES.
Attribuez la valeur NO à cette
variable avec l'éditeur sysconfig de YaST (voir la Section 7.8, « L'éditeur de sysconfig de YaST »). Entrez alors le serveur DNS local dans le
fichier /etc/resolv.conf avec l'adresse IP 127.0.0.1 pour localhost. De cette façon, Squid peut
toujours trouver le serveur de noms local lorsqu'il démarre.
Pour que le serveur de noms du fournisseur soit accessible, son nom doit être
entré dans le fichier de configuration /etc/named.conf
sous forwarders avec son adresse IP. Avec le
DNS dynamique, ceci peut être effectué automatiquement lors de l'établissement
de la connexion à l'aide de la variable sysconfig MODIFY_NAMED_CONF_DYNAMICALLY à laquelle
doit être attribuée la valeur YES.
Avec DNS dynamique, aucun ajustement automatique concernant DNS n'est
fait lors de l'établissement de la connexiont. Il n'est donc pas nécessaire de
changer des variables sysconfig mais vous devez préciser le serveur DNS local
dans le fichier /etc/resolv.conf comme décrit
ci-dessus. Par ailleurs, le serveur de noms statique du fournisseur d'accès
doit être entré manuellement dans le fichier /etc/named.conf
dans la catégorie forwarders avec son adresse IP.
![]() | DNS et pare-feu |
|---|---|
Si vous utilisez un pare-feu, vous devez veiller à ce qu'il laisse passer les requêtes DNS. | |