Table des matières
Résumé
Le système X Window (X11) est pratiquement le standard pour les interfaces utilisateur graphiques sous UNIX. X est orienté réseau : ainsi des applications exécutées sur un ordinateur peuvent afficher leurs résultats sur un autre ordinateur, lorsque ces deux ordinateurs sont connectés l'un à l'autre, quelque soit le type de réseau (réseau local LAN ou Internet).
Ce chapitre décrit la mise en place, les possibilités d'optimisation, des informations de base sur l'utilisation des polices de caractères sous SUSE LINUX et la configuration de OpenGL et 3D.
L'interface graphique, ou serveur X, rend possible la communication entre le matériel et les logiciels. Les bureaux, comme KDE et GNOME et la majorité des gestionnaires de fenêtres, utilisent le serveur X pour l'interaction avec l'utilisateur.
L'interface graphique est configurée lors de l'installation. Si vous voulez modifier les paramètres de configuration par la suite, utilisez SaX2. Les valeurs actuelles sont enregistrées et pourront être réinitialisées à tout moment. Elles sont affichées et proposées à la modification : la résolution de l'écran, la profondeur de couleurs, le taux de rafraîchissement et les fabricant et modèle du moniteur, si ces données ont été reconnues automatiquement.
Si vous venez d'installer une nouvelle carte graphique une petite fenêtre apparaît dans laquelle vous devrez préciser si vous voulez activer l'accélération 3D pour votre carte graphique. Cliquez sur . Maintenant, SaX2, l'outil de configuration des périphériques d'entrée et d'affichage, démarre dans une fenêtre séparée représentée dans Figure 11.1, « La fenêtre principale de SaX2 ».
Dans la barre de navigation à gauche se trouvent quatre options principales : , , et . Dans , vous pouvez configurer le moniteur, la carte graphique, la profondeur de couleurs et la résolution ainsi que la taille et la position de l'image. Dans vous pouvez configurer le clavier et la souris ainsi que, si nécessaire, un écran tactile et une tablette graphique. Dans le menu , vous pouvez configurer une station avec écrans multiples (voir Section 11.1.7, « Multihead »). est un outil très pratique pour contrôler le pointeur de la souris avec les touches du pavé numérique du clavier.
Entrez le modèle approprié pour le moniteur et la carte graphique. En général, le système reconnaît automatiquement l'écran et la carte graphique. Si votre système ne reconnaît pas votre moniteur, le dialogue de selection de moniteurs apparaît avec une liste de fabricants et modèles, dans laquelle vous trouverez très probablement le votre. Si ce n'est pas le cas, entrez manuellement les valeurs qui correspondent à votre moniteur ou choisissez l'un des modes Vesa préconfigurés.
Cliquez, dans la fenêtre principale, sur une fois que la configuration du moniteur et de la carte graphique est achevée puis procédez à un test de la configuration. De cette façon, vous pouvez vous assurer que la configuration choisie fonctionne sans problème. Si l'image qui est affichée est trouble, interrompez le test immédiatement en pressant la touche Esc et réduisez la valeur du taux de rafraîchissement de l'image ou la résolution et la profondeur de couleurs. Toutes les modifications réalisées, que vous les ayez testées ou non, sont activées lors du redémarrage du serveur X.
Sélectionnez +, une fenêtre contenant les trois onglets, et apparaît.
Sélectionnez ici le fabricant dans la partie gauche de la fenêtre et le modèle dans la partie droite. Si vous avez une disquette de pilotes Linux pour votre moniteur, utilisez-la après avoir cliqué sur .
Entrez ici les fréquences horizontales et verticales appropriées pour votre moniteur. La fréquence verticale est une autre dénomination pour le taux de rafraîchissement de l'image. Normalement, ces valeurs sont déterminées automatiquement en fonction du modèle de moniteur et vous n'avez besoin de procéder à aucun changement.
Vous pouvez ici configurer quelques options pour votre moniteur. Dans le champ de saisie, vous pouvez spécifier la méthode à utiliser pour le calcul de la résolution et de la géométrie de l'écran. Ne procédez ici à des modifications que dans le cas où votre écran a posé des problèmes. En outre, vous pouvez changer la taille de l'image affichée et activer le mode de gestion d'énergie DPMS que vous souhaitez.
![]() | Configuration des fréquences du moniteur |
|---|---|
Malgré les mécanismes de protection implémentés, soyez prudent lors de la modification manuelle des fréquences. Des valeurs erronées peuvent endommager votre moniteur. En cas de doute, consultez le manuel accompagnant votre moniteur. | |
Dans le dialogue de la carte graphique, vous verrez deux onglets : et . Dans l'onglet , sélectionnez le fabricant à gauche et le modèle de carte graphique à droite.
offre plus d'options de configuration avancées. À droite, spécifiez si vous voulez orienter votre écran verticalement ou horizontalement (ceci ne concerne que certains écrans TFT orientables). Les entrées pour le BusID ne présentent d'intérêt que si vous travaillez avec plus d'un écran. En général, vous n'avez rien à changer ici. Surtout, ne procédez à aucune modification si vous ne connaissez pas la signification des différentes options. Si nécessaire, consultez la documentation qui accompagne votre carte graphique pour connaître la signification des différentes options.
Ici, vous trouverez les trois onglets , et .
Selon le matériel utilisé, vous pouvez choisir une profondeur de couleurs de 16, 256, 32768, 65536 et 16,7 millions de couleurs (4, 8, 15, 16 ou 24 bits). Pour une qualité d'affichage raisonnable, sélectionnez au moins 256 couleurs.
Toutes les combinaisons de résolution et profondeur de couleurs supportées sans problème par votre matériel vous sont proposées. Ainsi le danger d'endommager votre matériel en utilisant de mauvais paramètres est très réduit avec SUSE LINUX. Si vous souhaitez tout de même modifier manuellement les valeurs de résolution, consultez absolument la documentation de votre matériel pour savoir si les valeurs que vous souhaitez utiliser ne poseront pas de problème.
Ici, vous pouvez ajouter des résolutions à celles offertes dans l'onglet précédent. Celles-ci seront alors ajoutées à la sélection.
Chaque interface possède une résolution propre, visible sur tout l'écran. Outre cette résolution, vous pouvez configurer une autre résolution plus importante que la zone visible de l'écran. Si vous sortez de l'écran avec le curseur de la souris, vous déplacerez la zone virtuelle dans la zone visible. La taille des pixels ne change pas, mais la surface d'utilisation est plus grande. C'est ce que l'on appelle la résolution virtuelle.
La configuration de la résolution virtuelle peut se faire de deux façons. , déplacez la souris dans la zone visible de l'écran, le pointeur de la souris se convertit en un réticule. Cliquez sur le bouton de gauche de la souris et maintenez-le enfoncé pendant que vous déplacez la souris, vous modifiez ainsi la taille de la surface marquée. Cette surface affiche la résolution virtuelle correspondant à la résolution réelle représentée sur l'écran. Cette méthode de configuration est conseillée lorsque vous ne souhaitez employer comme zone virtuelle qu'une zone déterminée dont vous ne connaissez pas encore exactement la taille.
Avec , le menu déroulant qui se trouve au milieu de la surface marquée affiche la résolution virtuelle configurée actuellement. Pour utiliser l'une des résolutions virtuelles par défaut, sélectionnez-en une dans le menu.
Si pendant l'installation initiale ou lors de la connexion d'une nouvelle carte graphique et de sa configuration, vous n'avez pas activé l'accélération 3D, vous pouvez le faire ici.
Dans ces deux onglets, vous pouvez, à l'aide des flèches, ajuster précisément la taille et la position de l'image. Voir Figure 11.6, « Ajustement de la géométrie de l'image »). Si vous travaillez dans un environnement multihead (plus d'un écran), vous pouvez passer sur les autres moniteurs à l'aide du bouton pour fixer leur taille et position. Avec , vous enregistrez votre configuration.
Si votre ordinateur est équipé de plus d'une carte graphique ou d'une carte graphique à plusieurs sorties, vous pourrez travailler avec plus d'un écran. Si vous utilisez deux écrans, il s'agit de dualhead, si vous travaillez avec plus de deux écrans, il s'agit de multihead. SaX2 détermine automatiquement les cartes graphiques multiples dans votre système et prépare la configuration appropriée. Dans le dialogue multihead, spécifiez le mode multihead et la disposition des écrans. Vous pouvez choisir entre trois modes : (par défaut), et .
Chaque moniteur est une unité en soi. Le pointeur de la souris peut passer d'un écran à un autre.
Ce mode est utilisé lors de présentations et salons lorsque tout un mur d'écrans est installé. Dans ce mode, tous les moniteurs ont le même contenu. La souris n'apparaît que dans l'écran principal.
Tous les écrans fusionnent en un seul grand écran. Les fenêtres des programmes peuvent être placés sur tous les moniteurs ou avoir une taille supérieure à celle d'un écran.
La disposition d'un environnement multihead décrit la distribution et les relations de comportement entre les différents écrans. Par défaut, SaX2 réalise une disposition en ligne de gauche à droite selon l'ordre des cartes graphiques reconnues. Dans le dialogue de l'outil multihead, vous pouvez déterminer la disposition de vos moniteurs. Pour cela, il vous suffit de déplacer dans la grille les symboles des écrans avec la souris et de les ordonner comme vous le souhaitez. Après avoir fermé le dialogue de disposition, vous pouvez tester la nouvelle configuration en cliquant sur le bouton .
Veuillez noter que, pour le moment, Linux n'offre pas l'accélération 3D pour un environnement multihead Xinerama. Dans ce cas, SaX2 désactivera le support 3D.
Si le processus de reconnaissance automatique ne reconnaît pas la souris, vous devrez configurer votre souris manuellement. Vous pouvez trouver le type de la souris dans sa documentation. Choisissez la valeur correspondante dans la liste de modèles des souris supportées. Après avoir marqué le modèle adéquat, confirmez la sélection en pressant la touche 5 du pavé numérique.
Dans le champ de sélection de ce dialogue, vous pouvez déterminer le type de clavier que vous utilisez. En-dessous, vous pouvez choisir la langue pour la disposition du clavier (la position des touches spécifique au pays). Finalement, vous pouvez vérifier si cette disposition du clavier fonctionne en saisissant quelques caractères spéciaux dans le champ de test. Saisissez, par exemple, « à », « ç », « ù » ou « ô ».
L'état de la case à cocher qui vous permet d'activer ou de désactiver l'entrée de lettres accentuées dépend de la langue sélectionnée et ne devrait pas être changé. Cliquez sur pour appliquer les nouveaux paramètres de configuration à votre système.
À l'heure actuelle, uniquement les écrans tactiles des marques Microtouch et Elographics sont supportés par X.Org. SaX2 ne peut reconnaître que le moniteur automatiquement, mais pas le crayon (toucher). Le crayon peut être considéré comme un périphérique d'entrée.
Pour le configurer correctement, démarrez SaX2 et sélectionnez +. Cliquez sur et ajoutez un écran tactile. Enregistrez la configuration en cliquant sur . Il n'est pas nécessaire de tester la configuration.
Les écrans tactiles disposent d'une grande variété d'options et doivent généralement être qualibrés. Malheureusement, il n'existe pas d'outil global sous Linux pour cela. La configuration de la taille des écrans tactiles est déjà intégrée dans les valeurs par défaut de la configuration standard. Normalement, vous n'aurez pas à procéder à une configuration additionnelle.
À l'heure actuelle, X.Org ne supportent que quelques tablettes graphiques. SaX2 permet la configuration des tablettes connectées au port USB comme au port série. Du point de vue de la configuration, une tablette graphique peut être considérée comme un périphérique d'entrée tel qu'une souris.
Démarrez SaX2 et sélectionnez +.
Cliquez sur , sélectionnez le fabricant dans
le dialogue suivant et choisissez une tablette graphique dans la liste.
Utilisez les cases à cocher à droite pour spécifier si vous utilisez
également un crayon et/ou une gomme.
Dans le cas d'une tablette connectée à un port série, vérifiez si la connexion est
correcte. /dev/ttyS0 indique le premier port
série, /dev/ttyS1 le deuxième. Les ports supplémentaires
utilisent une notation similaire. Enregistrez la configuration en cliquant sur
.
Si vous travaillez sans souris, démarrez SaX2 et activez AccessX afin de pouvoir contrôler le pointeur de la souris à l'aide du pavé numérique de votre clavier. Voyez Tableau 11.1, « AccessX—contrôle de la souris à l'aide du pavé numérique » pour une description des fonctions des différentes touches. Utilisez le curseur pour définir la vitesse de mouvement du pointeur de la souris lorsqu'une touche est pressée.
Tableau 11.1. AccessX—contrôle de la souris à l'aide du pavé numérique
Touche | Description |
|---|---|
÷ | Active le bouton de gauche de la souris |
× | Active le bouton central de la souris |
– | Active le bouton de droite de la souris |
5 | Cette touche vous permet de cliquer avec le bouton de la souris que vous avez activé auparavant. Si vous n'avez activé aucun bouton, c'est le bouton de gauche qui sera utilisé. Une fois que le clic aura été émulé, l'activation de la touche correspondante reviendra à sa configuration standard. |
+ | Cette touche fonctionne comme la touche 5, à la différence qu'elle émule un double-clic. |
0 | Cette touche fonctionne comme la touche 5, à la différence qu'elle émule une pression maintenue sur le bouton de la souris. |
Supr | Cette touche émule le relâchement du bouton de souris maintenu enfoncé par l'action de la touche 0. |
7 | Déplace la souris vers le coin en haut à gauche |
8 | Déplace la souris en ligne droite vers le haut |
9 | Déplace la souris vers le coin en haut à droite |
4 | Déplace la souris vers la gauche |
6 | Déplace la souris vers la droite |
1 | Déplace la souris vers le coin en bas à gauche |
2 | Déplace la souris en ligne droite vers le bas |
3 | Déplace la souris vers le coin en bas à droite |
Avec ce module, vous pouvez configurer votre joystick en sélectionnant le fabricant et le modèle adéquats dans la liste affichée. Avec , vous pouvez vérifier si le joystick fonctionne correctement. Le dialogue de test affiche trois diagrammes à barres pour les axes analogiques du joystick et des marques pour les quatre boutons standards. Si vous bougez le joystick ou appuyez sur les boutons, la réaction correspondante doit apparaître dans le dialogue de test. Étant donné que la majorité des joysticks sont connectés à la carte son, vous pouvez également accéder à ce module depuis la configuration de la carte son.